5 septembre 2023, 18:44

DYING FETUS

"Make Them Beg For Death"

Blogger : Clément
par Clément
Album : Make Them Beg For Death

DYING FETUS, c’est avant tout une histoire d’amour. Si, si et malgré son patronyme qui le placerait d’office en tête de gondole chez les Boucheries Bernard, j’ai une affection particulière pour cette formation qui n’est pas si vile comme elle aimerait bien le faire croire avec son cortège de titres toujours plus bidochards les uns que les autres. Le gang originaire de Baltimore, l’une des villes au taux de criminalité les plus implacables de tous les Etats-Unis, cultive un style brutal, bien sûr, mais qui n’a de cesse de s’affûter au fil des années. Tout en incorporant à chaque fois toujours plus de breaks et de mélodies meurtrières dont seul DYING FETUS a le secret. Et lorsque je repense à cette époque où je découvrais son premier album (« Purification Through Violence »), avec la mythique émission metal de OUÏ.FM, qui n’avait comme but ultime que de pousser tous les potards dans le rouge pendant une minuscule demi-heure, je me dis que DYING FETUS a parcouru depuis un bon bout de chemin en s'affirmant comme une référence du brutal death avec ses trois décennies d’existence. Oui, trente ans déjà...

Car malgré son grand âge, respectable, le trio en a toujours dans la besace et ne prive pas pour l'afficher même s'il a choisi depuis quelques temps de varier légèrement son propos afin de rompre avec la monotonie. Ainsi, "Hero’s Grave" et "Subterfuge" s'inscrivent dans cette lignée de morceaux massifs et puissants que le groupe réserve pour la fin du disque pendant que le reste, avec une mention pour "Throw Them In The Van", renoue avec ce gros brutal death sanguinaire mâtiné de hardcore dont seul DYING FETUS a le secret. Une recette qui avait déjà fait ses preuves sur le précédent « Wrong One To Fuck With », dernier album délivré il y a déjà six ans, ici troussée avec un savoir-faire et un doigté qui forcent le respect. Bien sûr « Make Them Beg For Death » ne déroge pas à la règle tant il est le garant d'une tradition que le groupe assure avec ferveur depuis bien longtemps. Que ce soit sur ses textes toujours obnubilés par l'hémoglobine et la chair fraîche, la production impeccable signée Steve Wright et Mark Lewis au mixage et mastering, DYING FETUS affiche une nouvelle fois un sans faute. Jusqu’à cet artwork on ne peut plus incisif, hu hu, signé Daniel Mc Bride, qui le place sur la liste de ceux qui font ce qu’ils veulent parce qu'ils n'ont de compte à rendre à personne. Et toc !

J'en reviens à cette même histoire d'amour que j'évoquais un peu plus haut en ces lignes. Et même si l'album « Reign Supreme » reste à mon sens le pinacle du groupe lorsqu'il chosit d'allier dextérité, mélodies et brutalité, ce neuvième album reste une petite merveille de brutal death qui ravira une nouvelle fois petits et grands. Come to France my friends !

Blogger : Clément
Au sujet de l'auteur
Clément
Clément a connu sa révélation métallique lors d'un voyage de classe en Allemagne, quelque part en 1992, avec un magazine HARD FORCE dans une main et son walkman hurlant "Fear of the Dark" dans l'autre. Depuis, pas une journée ne se passe sans qu'une guitare plus ou moins saturée ne vienne réjouir ses esgourdes ! Etant par ailleurs peu doué pour la maîtrise d'un instrument, c'est vers l'écriture qu'il s'est tourné un peu plus tard en créant avec deux compères un premier fanzine, "Depths of Decadence" et ensuite en collaborant pendant une dizaine d'années à Decibels Storm, puis VS-Webzine. Depuis 2016, c'est sur HARD FORCE qu'il "sévit" où il brise les oreilles de la rédaction avec la rubrique "Labels et les Bêtes"... entre autres !
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