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SEVEN – SEPT PÉCHÉS CAPITAUX… un musicien : Fred Duquesne (MASS HYSTERIA)

par Laurence Faure
3 commentaires
Jan
04
2017


 

Guitariste de MASS HYSTERIA depuis 2014 mais producteur du groupe depuis 2007, Fred Duquesne a d’abord fait parler de lui au sein de WATCHA, puis de BUKOWSKI. Mais que sait-on vraiment de l’homme aux dreads ? Fred est demandé au confessionnal…
 

L'orgueil


Avec du recul, penses-tu avoir déjà eu le melon ?
J’espère que non. Pour moi, les gens qui se la pètent ont une faiblesse et c’est comme ça qu’ils l’expriment. J’ai reçu une éducation classique qui m’a apporté un équilibre qui, me semble-t-il, m’a permis d’éviter ce genre d’attitude. Pour moi, monter sur scène et faire des disques, c’est un grand cirque, ce n’est pas vraiment réel et je n’ai donc jamais eu la sensation d’avoir le melon. J’ai une certaine timidité et je serais presque du genre à me demander ce que je fais là (sourire)… Après, je kiffe à faire du son, des riffs, à répéter et monter sur scène, mais le côté “paillettes”, ce n’est pas quelque chose qui me fait rêver. Ça ne veut pas dire que je ne suis pas heureux de mon statut mais je suis devenu guitariste par hasard, ça n’était pas du tout prévu. Je ne recherche pas la lumière.

Comment ça, tu es « devenu guitariste par hasard » ?
Je suis né à Paris mais j’ai grandi dans le Jura où je faisais beaucoup de ski en compétition. J’adorais ça et je voulais devenir skieur professionnel. Jamais je n’aurais imaginé que je ferais de la musique. A Noël je crois, quand j’avais 4 ans, on m’a offert deux 45 tours : “Le Cœur grenadine” de Laurent Voulzy et “You Shook Me All Night Long” d’AC/DC. Autant te dire que mon choix a été assez rapide et j’ai eu un petit déclic. Je suis un fan de hard-rock comme les autres qui a grandi en aimant des groupes et en allant aux concerts, mais je ne me suis jamais dit : « C’est ça que je veux faire. »
Je suis attiré par tout ce qui est extrême, le ski comme le metal. Repousser les limites, c’est ça qui m’excite. Attention, je parle de mes activités extérieures, dans la vie de tous les jours, je suis plutôt tranquille. Disons que j’aime sortir de ma zone de confort. Jouer dans un groupe de metal français, c’est quand même se mettre en danger, tout comme s’occuper en parallèle d’un studio d’enregistrement comme je le fais parce que ça peut s’arrêter du jour au lendemain.

Y a-t-il des musiciens internationaux que tu as rencontrés et qui t’ont déçu parce qu’ils avaient la grosse tête ?
Je ne citerai pas de noms mais effectivement, j’ai croisé des gens que j’idolâtrais et qui étaient très différents de l’image que je me faisais d’eux. J’ai bossé pour “Rock Press Club”, une émission avec Philippe Manœuvre (NDJ : sur Canal Jimmy) où je faisais le son parallèlement à la musique. J’ai donc rencontré de nombreuses personnalités : certains étaient odieux, d’autres merveilleux. Souvent, les musiciens les plus connus sont les plus cool.

Ta plus grande fierté ?
Que ma fille soit venue nous voir au Trianon (NDJ : le 11 mars 2016). Elle a 6 ans et c’était son premier concert. Cette date était très importante à plusieurs titres : d’une part, il y avait la fierté d’être toujours là, de remplir la salle, de faire la musique que l’on aime, et de l’autre, celle de le faire devant ses enfants. Même si elle est encore petite et ne comprend pas tout, capter ses yeux dans un moment comme celui-ci, c’était à la fois touchant et hyper fort. Après, on a fait de bons disques que j’adore, on en a chié aussi (sourire), certains sont réussis, d’autres moins… C’est la fierté “classique” des musiciens qui commencent à avoir pas mal d’albums derrière eux. C’est cool et des fois, je me demande même si c’est vraiment nous qui avons fait tout ça (rires).
 

L'avarice


Guitariste de MASS HYSTERIA et producteur, ça permet de vivre décemment de la musique ?
Oui, ça va. Mais je ne roule pas en Porsche… Je préfère gagner ce que je gagne aujourd’hui plutôt qu’avoir beaucoup plus avec un boulot qui me ferait chier.

Tu te souviens de la première chose que tu t’es achetée avec ton premier cachet ?
Non, pas du tout. Je pense que c’était à l’époque où, avec WATCHA, on galérait encore pour payer nos loyers, alors je pense que ça devait être un caddie de course (rires). Ça remonte à 1998, quand on ne pensait qu’à répéter, à être dans une cave et à jouer. On mettait nos vies en stand-by et on ne vivait pas très bien, il faut être clair. Ça me fait toujours halluciner quand j’en vois certains qui s’imaginent qu’on roule sur l’or…

Quel est le plus beau cadeau que tu t'es offert ?
Quand je suis allé au Japon avec BUKOWSKI, fin 2014, je suis passé à l’usine ESP pour choisir le bois et me faire faire deux guitares custom. C’est là qu’ils fabriquent celles de METALLICA.

Quand tu as des rentrées d’argent, tu en mets de côté ou tu es plutôt du genre flambeur ?
Quand je touche un petit chèque, j’aime bien me faire plaisir en m’offrant une belle guitare. C’est mal (rires)… Mais c’est beau une guitare, j’aime bien le bois et d’une certaine façon, c’est un placement. J’ai des guitares d’endorsement que l’on m’a données ou que j’ai touchées pour pas cher. Celle que je place au-dessus des autres, c’est une Gibson Les Paul Studio parce qu’elle a du vécu. Elle n’est pas mortelle mais quand on est allé enregistrer aux USA avec EMPYR (NDJ : « The Peaceful Riot », premier des deux albums du groupe formé de membres de KYO, PLEYMO, VEGASTAR et de Fred, alors dans WATCHA, sorti en 2008), on est resté deux ou trois mois sur place et on est passé dans un magasin qui faisait du déstockage. Pour une guitare achetée, tu en avais une gratuite. Du coup, je suis rentré avec quatre guitares (sourire). J’ai fait l’erreur de revendre la toute première, une Charvel, à l’époque où je pensais que je ne ferais jamais ce métier-là. Je le regretterai toute ma vie…

Si une marque que tu n’aimes pas te proposait un joli chèque pour t’endorser, tu accepterais ou pas ?
A la base, je suis un passionné. Aujourd’hui encore (interview réalisée le 15 décembre), je me suis pris la tête à jouer avec un câble alors qu’ils sont tous en HF sur le plateau. Ça fait chier tout le monde mais moi, je préfère le câble (sourire), ça sonne mieux. A mon âge, l’important pour moi, c’est de jouer sur ce que j’aime plutôt que prendre un chèque pas terrible. Si on parlait de millions d’euros, ça serait peut-être différent, mais ça ne sera jamais le cas. J’ai des deals avec des marques qui me permettent d’acheter mes guitares moins cher et de choisir celles que je veux et c’est très bien comme ça.
 

L'envie


En mode “Dans la Peau de John Malkovich”, tu peux passer une journée dans celle d’un musicien ou d’un sportif que tu adores. Qui choisis-tu ?
Quand j’étais gamin, je rêvais d’être champion et j’étais fan de ski de descente qui est l’épreuve reine, à la fois dangereuse et spectaculaire. Ça marche à l’adrénaline et c’est hyper impressionnant. A l’époque, j’adorais le Suisse Pirmin Zurbriggen, il y avait aussi Luc Alphand chez les Français. Les jeunes d’aujourd’hui, je les regarde un peu moins car j’ai un peu lâché le truc depuis que je n’habite plus à la montagne. Comme n’importe quel kid qui faisait du ski, les champions de l’époque me faisaient rêver.
En musique, c’est un peu pareil. Il y avait James Hetfield, Angus Young et Eddie Van Halen. Le top 3 des mecs que j’aurais voulu rencontrer un jour. Discuter trois minutes avec eux, même pour leur sortir une ânerie car je ne sais même pas ce que je leur dirais… Mais je ne rêverais pas d’être à leur place sur scène. Les rencontrer, ça serait pas mal mais en même temps, je ne suis pas vraiment fan de tout ça. Je l’étais gamin, plus trop maintenant. Surtout que par le biais de l’émission dans laquelle j’étais technicien, je sais que l’on peut être déçu par les gens que l’on admire. Je me demande même si des fois, ça n’est pas mieux de ne pas rencontrer ses idoles…
Après, j’ai bien conscience que l’on ne tombe pas forcément au bon moment quand on croise un musicien. Avec MASS, ça nous est arrivé d’avoir dormi trois heures, d’avoir fait 800 kilomètres en van entre deux dates, d’être crevé et si tu oublies de dire bonjour à un technicien ou à un mec qui est là, en deux secondes, tu deviens le connard de l’année… Mais quel que soit l’état dans lequel on est, on met toujours un point d’honneur à se donner à 100 % sur scène parce que les gens ont payé pour venir nous voir.
 

« Je sais que l’on peut être déçu par les gens que l’on admire. Je me demande même si des fois, ça n’est pas mieux de ne pas rencontrer ses idoles… » – Fred Duquesne


Quel talent rêverais-tu d’avoir ?
Je regrette de ne pas avoir une formation plus classique pour savoir lire et écrire la musique. J’en aurais besoin pour progresser et ça me serait très utile dans mon travail d’ingé son, comme par exemple pour les arrangements de cordes. Je suis bien conscient que c’est une lacune mais je n’ai plus le temps de passer huit heures par jour à apprendre le solfège.

Si, d’un claquement de doigts, tu pouvais avoir un bon niveau avec un autre instrument que la guitare, lequel choisirais-tu ?
Comme il y avait tous les instruments dans le garage de mes parents quand j’ai commencé la musique, je sais un peu jouer de tout. J’aurais aimé être batteur. En tant que producteur, j’adore enregistrer les batteries. J’en ai joué dans mon garage avec un niveau très medium mais c’est quelque chose que j’adore : j’adore le son, j’adore la mixer parce que techniquement, il y a 25 micros dessus et qu’il faut se creuser les méninges pour que ça sorte bien à l’arrivée. C’est un défi. Et dans le jeu, je trouve ça hyper impressionnant. Un batteur, c’est beau à voir. Surtout quand le mec a une belle gestuelle.

Qui est ton batteur préféré ?
Impossible de n’en citer qu’un seul. Dans des styles totalement différents, j’admire Travis Barker (BLINK-182), Joey Jordison (SLIPKNOT), Alex Van Halen à l’époque, Tommy Lee, Kevin Fowley (ex-BENIGHTED), Tomas Haake de MESHUGGAH – une révélation – mais aussi Chris Kontos, le premier batteur de MACHINE HEAD, Vinnie Paul dans PANTERA, Abe Cunningham de DEFTONES, Eric Moore qui jouait dans SUICIDAL TENCENCIES avant Lombardo… Dans le funk, il y a aussi les batteurs de Prince. Citer un seul batteur, ça n’est pas possible, désolé (sourire)
 


© Jean-Baptiste Quentin

 

Quel riff ou solo de guitare aurais-tu rêvé de composer ?
Le solo de “Beat It” de Michael Jackson, joué par Eddie Van Halen. Qui l’a fait en une prise. Ce n’est pas pour rien que ce solo a été étudié dans toutes les écoles du monde parce qu’il y a toute une technique. Elle est certes assez typée des années 80, mais c’est quand même l’apparition du tapping à cinq doigts dans l’univers de la variété funk dansante, le mélange de la musique noire et de la musique blanche. Tout un symbole. J’ai essayé de le faire à maintes reprises et je n’y arrive pas aussi bien que je le voudrais (rires). Il y a dix fois plus chaud techniquement, dix fois plus inventif aussi mais à chaque fois que j’entends ce solo-là, je me dis : « Putain ! » A ce moment-là, le mec improvise – c’est du moins ce que l’on dit – mais c’est du feeling.
 

La colère


Tu as déjà pété un câble sur scène ?
Je suis plutôt calme mais si tu sais appuyer au bon endroit, je suis dans le rouge assez vite. J’ai appris à maîtriser ça. De toute façon, on ne fait pas du metal innocemment, c’est un exutoire. Je ne sais pas d’où ça vient exactement. Quand je pars faire des concerts, j’ai l’impression d’être dans une équipe de surfers ou de foot, que l’on va s’éclater. Quand je joue, je sens qu’au-dessous, c’est hargneux. Et il faut garder la hargne car c’est ce qui fait le jeu et l’intention dans cette musique-là. Même si l’on prône le positivisme, il y a de la violence dans MASS HYSTERIA, preuve que ça n’est pas incompatible. Je pense que quand Rapha (Mercier) joue de la batterie, il ne pense pas aux petites fleurs des champs… Il y a forcément un lien avec la violence qu’exprime ton instrument. Il y a forcément quelque chose qui t’amène là, à avoir cette hargne. Mais quand on sort de scène, on est calme.
Pour en revenir à ta question, j’ai pété un câble une fois sur scène, à l’époque de WATCHA. Un mec qui était devant les retours a commencé à me tirer les dreads. Ça le faisait rire. J’ai toléré une fois, deux fois… C’était pas le jour où il fallait m’emmerder et tout à coup, il a tiré très fort et m’a fait mal. Alors j’ai posé ma guitare et je me suis battu avec lui devant tout le monde. J’ai toujours un peu regretté mon geste parce que je ne suis pas un bagarreur dans l’âme… J’aurais pu faire signe à la sécu.

Au quotidien, qu’est-ce qui te soûle ?
Je vis au centre de Paris, une ville assez morose. Les gens ne sont pas ouverts ni accueillants, c’est un peu particulier. Je suis assez ours dans ma caverne, j’aime bien aller dans mon studio avec mon groupe, je ne suis pas très ouvert sur l’extérieur parce qu’il y a beaucoup de choses qui me fatiguent dans l’humain. Pourquoi, dès le matin,  les gens font-ils la gueule dans le métro ? Pourquoi cinquante clodos viennent-ils te taper un euro ?
 

« Pour faire un groupe, des concerts, un bon disque avec le statut de “Français” au-dessus de la tête, il faut se lever de bonne heure et ne pas se laisser tenter par tous les excès rock’n’roll des groupes américains. Sans quoi on n’y arrive pas. » – Fred Duquesne

 

La luxure


Certains musiciens, comme Gene Simmons de KISS pour ne citer que lui, reconnaissent que si au départ ils se sont mis à la musique, c’était pour essayer de se taper un maximum de filles. C’était aussi une de tes motivations quand tu as commencé ?
Si j’ai pris la guitare, c’est parce que j’avais des potes qui avaient besoin d’un guitariste quand j’étais en troisième. Je voulais absolument faire partie de l’aventure mais je ne savais pas jouer. A l’époque, je n’ai jamais imaginé une seule seconde que je monterais un jour sur scène devant des gens qui sont là pour ton groupe et qui t’applaudissent. Alors les gonzesses… Evidemment en vieillissant, en faisant des disques qui ont connu leur petit succès, il y a eu des facilités avec les filles.
Selon ta faiblesse, tu craques ou pas… Moi, je l’ai beaucoup regretté parce que ça a fait pas mal de dégâts. Aujourd’hui, j’ai appris à maîtriser ça. Je préfère aimer ma femme et bien m’occuper d’elle plutôt que de cramer toute ma vie pour un coup d’un soir avec une nana que je ne connais pas. Ça vient avec la maturité. On a 45 piges chez MASS HYSTERIA, alors si ça, ça n’était pas derrière nous, on serait un peu attardés (rires). Quand tu as un peu d’honnêteté avec toi-même, tu as envie d’avoir une relation avec une fille qui t’apprécie humainement pour ce que tu es et qui n’est pas avec toi uniquement parce qu’elle t’a vu sur scène.
Ça fait plus d’une vingtaine d’années que l’on a tous commencé la musique et je te garantis que pour faire un groupe, des concerts, un bon disque avec le statut de “Français” au-dessus de la tête, il faut se lever de bonne heure et ne pas se laisser tenter par tous les excès rock’n’roll des groupes américains. Sans quoi on n’y arrive pas. Il faut avoir la tête bien sur les épaules

Tu as un sex-symbol ?
Je suis assez cliché (sourire). Charlize Theron, je suis fan. Parce qu’elle est capable de s’enlaidir dans Monster ou de jouer dans un film beaucoup plus glamour. Elle est tellement à l’opposé dans les deux rôles, c’est une actrice géniale. Il y a aussi Scarlett Johansson (Lucy). J’aime bien Béatrice Dalle aussi, que j’ai rencontrée cet été au Festival de Landernau et qui est venue nous voir en disant qu’elle était fan de MASS HYSTERIA. J’étais sur le cul ! Je n’aurais jamais imaginé ça…

Célibataire, entre taper un méga bœuf avec tes musiciens préférés ou passer la soirée avec l’une d’entre elles, que choisirais-tu ?
Eh bien on dira simplement que je ne suis pas un grand adepte des bœufs (rires) !
 


© Eric Canto

 

La gourmandise


Quel est ton plat préféré ?
En France, on a une excellente cuisine et comme on fait beaucoup de concerts, on nous propose partout de goûter aux spécialités locales. Dans MASS, on aime la bonne chère. D’ailleurs, il faut toujours que l’on mange à 19h30 parce qu’on joue à 22 h et je n’ai jamais complètement digéré (rires). En plus, mes grands-parents étaient pâtissiers en Normandie et ma mère m’a transmis ça. Quand je vais à l’étranger, je me rends compte qu’il y a peu d’endroits où l’on a la culture du bien manger comme en France. En septembre, quand on était au Canada, on a eu du mal à trouver quelque chose qui avait du goût.

Qu’est-ce que tu détestes franchement ?
Je ne suis pas fan des abats et des organes, les rognons, les choses comme ça. Si je devais faire “Koh-Lanta”, je n’aimerais pas bouffer des yeux (rires)
 

La paresse


Avec du recul, dirais-tu que tu as toujours autant travaillé ton instrument que tu l’aurais dû ou as-tu eu des périodes de flottement ?
Ça, c’est clair que j’aurais pu être plus assidu. Dès que j’ai commencé à jouer en groupe, j’ai suivi des cours pendant deux mois. Mais comme je ne pensais plus qu’à ça, du coup, les études passaient au second plan et ma mère m’a dit de me calmer. Alors j’ai continué tout seul et je pense que ça m’a servi dans le sens où si j’avais continué les cours, j’aurais peut-être joué une musique plus académique, moins viscérale. Finalement, je suis assez content d’avoir développé mon style tout seul. Je n’ai jamais essayé de jouer comme mes idoles, comme les guitar heroes qui bossent huit heures par jour.
Yann (Heurtaux, l’autre guitariste de MASS) et moi, nous avons un bagage musical : on sait faire un riff, on sait le doubler tous les deux, on sait bouger au bon moment, on sait faire un album… C’est ce que j’appelle le package global : il n’y a pas que la guitare, il y a aussi l’attitude. J’ai compris qu’il ne fallait pas être un monstre de technique ni connaître quatre milliards de trucs pour tenir une bonne rythmique sur scène et faire un bon groupe. Si j’étais guitariste dans l’âme, j’aurais un manque, c’est certain. Malcolm Young n’est pas le plus grand guitariste du monde mais il sait plaquer des accords et c’est une figure du rock’n’roll. Nous, on se rassure avec ça et on est contents (rires)

Tu es paresseux pour quelque chose ?
Je déteste faire le ménage. Je vis seul, alors je suis obligé de m’occuper de moi. C’est laborieux parce que je bosse beaucoup. Je dors quatre heures et demie-cinq heures par nuit et le reste du temps, je travaille. Quand je rentre chez moi, il n’y a jamais rien à bouffer, je n’ai jamais fait les courses, un enfer. Et pourtant, j’adore la bouffe. Alors je pars chercher un truc en bas de chez moi ou je me fais livrer…

En tant que produteur, tu as travaillé avec WATCHA, EMPYR, BUKOWSKI, MASS HYSTERIA, NO ONE IS INNOCENT, THE ARRS, ETHS, TAGADA JONES, TESS et VEGASTAR, mais aussi avec les Restos du Cœur, BRIGITTE ou Roffh. Avec qui bosses-tu actuellement ?
Je suis en studio avec ULTRA VOMIT.

Le prochain MASS HYSTERIA, c’est pour quand ?
Ce week-end, on se disait justement que ça serait bien que l’on s’y mette un peu. On a tellement tourné cette année que quand on revenait à la maison, on avait du mal à composer quand on sortait de quatre jours de concerts avec la fatigue. Ceux du groupe qui travaillent bossent sept jours sur sept. Pour trouver l’inspiration, il faut un peu lever le pied pour y voir plus clair et là, les idées vont venir.
 

 

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3 Commentaires

04 jan. 2017 à 18:56:49
Christophe Japiot

Petit rectificatif, Pirmin Zurbriggen est Suisse et non Autrichien.
Je sais je pinaille....

04 jan. 2017 à 20:20:22
Laurence Faure

Merci pour cette précision Christophe. Je corrige illico.

05 jan. 2017 à 07:44:37
UncleFester

Christophe parlait de Pirmin Zurbriggen pas de illico…


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